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Lithographie
« Adoration des Mages »
datée de 1774

d’après le tableau de Paul Véronèse installé dans le Cabinet de Mr. Crozat, dont la fortune familiale vient de la traite négrière. Imprimé par Royce, publié par Cooke à Londres. Gravé pour le Révérend Henry

(Angleterre, XVIIIème s.)
Collection Fondation Magos

RÉVOLTES DES ESCLAVES LORS DE L’ÉPIPHANIE (XVIIème/XVIIIème s.)

Pour ces esclaves noirs à qui l’on impose la Bible les yeux fermés, les fêtes de l’Épiphanie deviennent quelque peu incongrues lorsque leurs tortionnaires mettent à l’honneur les mages dont l’Africain Balthazar. Trois milles indigènes à Lima au Pérou avaient choisi la veille de l’Épiphanie en 1667 pour préparer un soulèvement. Ils s’étaient réunis en dehors de la ville et durent faire face aux forces espagnoles qui leur infligèrent de sévères punitions. Les négriers se succèdent et accumulent des fortunes considérables. Ainsi les œuvres d’arts sur les Mages se retrouvent dans le cabinet du grand collectionneur Crozat, Baron de Thiers, dont le père est le protagoniste de la traite négrière, premier propriétaire de la Louisiane. Le blason de cette famille, entaché du sang de milliers d’africains, arbore fièrement 3 étoiles, en hommage à ces trois Rois…